Questions posées par les élu.e.s de Meudon Écologie citoyenne.
Question 1 : Sur la protection de la forêt de Meudon
Monsieur le Maire,
Depuis plusieurs années, nous soutenons le classement de la forêt de Meudon en forêt de protection, un statut qui renforcerait sa préservation en soumettant toute nouvelle installation ou intervention à une autorisation ministérielle. Cette protection, légèrement plus forte que celle dont bénéficient les forêts domaniales, ne pourrait cependant être engagée que si les six communes riveraines donnaient leur accord.
Nous constatons que, dans les Hauts-de-Seine, les forêts de la Malmaison et de Fausses-Reposes vont prochainement être classées. Dans ce contexte, pourriez-vous nous indiquer quels sont aujourd’hui les freins ou obstacles au classement de la forêt de Meudon, et quelle est la position actuelle de la municipalité sur ce sujet ?
Par ailleurs, nous attirons votre attention sur l’installation envisagée d’engins de chantier de GPSO sur le site des anciennes serres de Meudon, sur l’ancien terroir du domaine de Villebon, en aval du lycée technique.
L’accueil sur ce secteur d’engins, d’ateliers d’entretien et de stockages, notamment de sel de déneigement, fait peser plusieurs risques sur la forêt toute proche :
- Risques de pollution des sols et des eaux via les écoulements d’huiles, carburants ou sels,
- Et surtout, risques d’incendie, un point sur lequel l’État nous a expressément alertés lors de la dernière Commission Forêt et Bois du 2 décembre 2025.
Dans ce cadre, pourriez-vous nous préciser quelles mesures la municipalité entend prendre pour éviter que ce type d’installations soit autorisé à proximité immédiate de la forêt et pour garantir la protection de ce site sensible ?
Je vous remercie.
Question 2 : sur la maison pour tous
Monsieur le Maire,
Depuis l’arrêt du partenariat avec la MJC et le renvoi de sa directrice MJC, la Maison Pour Tous était dans une situation délicate qui s’est progressivement dégradée, sans réunion du CA, sans AG réunie dans les temps légaux et ce malgré des demandes de membres du CA avec copie au maire adjoint à la jeunesse.
La mauvaise gestion des comptes de la Maison Pour Tous l’a mise dans une situation difficile qui a conduit au transfert de la moitié de ses activités au centre Milandy.
Avec l’arrêt des subventions de la Mairie, la Maison Pour Tous est actuellement en situation de liquidation judiciaire et les activités restantes dont certaines ont marqué la vie des forestois depuis des décennies, comme les anniversaires avec animateur ou la danse, ont donc brutalement été interrompues.
Une pétition, lancée il y a quelques jours et déjà signée par plus de 500 personnes, témoigne de l’attachement profond des habitants de Meudon-la-Forêt à cette structure et à ses activités.
Dans ce contexte, les habitants et les anciens adhérents s’interrogent légitimement. Pourriez-vous nous préciser :
– La continuité des activités pourra-t-elle être assurée ? Si oui, sous quelle forme (reprise municipale, transfert, nouvel opérateur associatif…) et selon quel calendrier ?
– Si certaines activités ne sont pas reconduites, quelle solution la municipalité envisage-t-elle pour les cotisations déjà versées par les adhérents de la Maison Pour Tous ?
Je vous remercie
Question 3 : sur le problème d’accès dangereux à la Ruche
Une nouvelle pétition, largement relayée par les habitants de Meudon-la-Forêt, alerte sur la sécurité des cheminements scolaires autour de l’école Maternelle La Ruche et dans l’éco-quartier. Plusieurs points reviennent avec insistance : manque de visibilité à certains passages piétons, vitesse excessive des véhicules malgré la zone 30, stationnements gênants, absence de ralentisseurs et d’accompagnement des traversées aux heures d’affluence.
En tant qu’élus, et particulièrement attachés à la place de la nature en ville, nous ne remettons évidemment pas en cause la végétalisation de l’éco-quartier. Mais une végétation trop haute, mal implantée ou non entretenue peut parfois réduire la visibilité des enfants et des automobilistes. Les habitants demandent simplement des aménagements permettant de mieux concilier sécurité et présence du végétal.
Dans ce contexte, pourriez-vous nous indiquer :
- Quelles mesures immédiates la municipalité et GPSO prévoient pour sécuriser les abords de l’école (visibilité, modération de la vitesse, présence d’agents, signalétique) ?
- Quand sera menée l’étude des flux piétons permettant de définir des parcours sécurisés entre l’éco-quartier et le reste de Meudon-la-Forêt ?
- Enfin, la mairie est-elle prête à ajuster les plantations aux abords des passages piétons pour garantir une visibilité suffisante tout en préservant l’ambition écologique du quartier ?
Je vous remercie.
Question 4 : sur l’envoi de Chloroville et des tracts électoraux par la même société
Monsieur le Maire,
Depuis plus de vingt ans, la même société assure à la fois l’édition du bulletin municipal Chloroville — qui relève de la communication institutionnelle de la Ville — et celle de vos documents électoraux lors des campagnes municipales et cantonales.
Cette situation interroge, notamment au regard du nécessaire respect du principe de neutralité des moyens publics et de la distinction attendue entre communication municipale et communication de campagne.
Pourriez-vous nous expliquer les raisons pour lesquelles la même entreprise intervient sur ces deux types de prestations depuis si longtemps ?
Et, dans la perspective des prochaines échéances électorales, envisagez-vous de mettre fin à ce “mélange des genres” en recourant à des prestataires distincts afin de garantir une séparation claire entre communication institutionnelle et communication électorale ?
Je vous remercie.
Question 5 : sur la revitalisation de verrière joli mai
Monsieur le Maire,
Concernant le réaménagement de la zone commerciale de Verrière Joli Mai, pourriez-vous nous indiquer quelles seront les prochaines étapes du projet ?
En effet, dans les différentes présentations et maquettes réalisées par la mairie, il avait été indiqué que le projet ne se limiterait pas à la réfection des trottoirs de l’avenue du Général de Gaulle et de l’avenue de Celle, mais qu’il visait à transformer et redynamiser l’ensemble de la zone commerciale.
Or, à ce jour, il apparaît que les autres phases du projet initial n’ont pas débuté. De plus, les commerces préemptés restent vides et le matériel qui s’y trouve n’est toujours pas valorisé (caméra, matériel cuisine), alors même que certains locaux avaient trouvé des repreneurs potentiels.
Dans cette perspective, pouvez-vous nous préciser :
Si la municipalité a exploré des solutions permettant d’occuper ou de dynamiser temporairement ces locaux, telles que :
- le prêt de locaux à des associations en l’absence de repreneur,
- les baux à loyer progressif,
- les conventions d’occupation précaire,
- les appels à projet de type « boutique à l’essai »,
- des loyers modérés assortis de clauses d’activité ;
Et, le cas échéant, comment ces dispositifs ont été rendus visibles ou accessibles aux porteurs de projets potentiels ?
Je vous remercie.
Question 6 : Taille des arbres et étude Dassault
Monsieur le Maire,
À la suite de l’étude menée par Dassault sur la place Tony-de-Graaf, vous avez indiqué que les données collectées confirmaient l’intérêt d’une taille libre des arbres, plus efficace pour favoriser le flux d’air et créer un véritable îlot de fraîcheur.
Dans cette logique, pourriez-vous nous préciser quand ce principe sera généralisé à d’autres secteurs de la ville ?
Je pense notamment à la rue de Woluwe-Saint-Lambert, sur laquelle j’attire votre attention chaque année : les tailles y restent à la fois trop fines — donc peu favorables à la lutte contre les îlots de chaleur — et paradoxalement trop basses, au point que les branches gênent les piétons qui tentent de passer dessous.
La municipalité prévoit-elle d’adapter les pratiques de taille pour garantir à la fois confort des piétons et résilience climatique ?
Je vous remercie.
Question 7 : Bétonisation, densification et parcelle rue de la Pépinière
Monsieur le Maire,
Nous avons déjà exprimé notre désaccord concernant le projet de construction rue de la Pépinière, rendu possible par la cession d’une parcelle publique. À présent que le chantier se prépare et que l’immeuble sera bientôt érigé, nous souhaitons attirer votre attention sur plusieurs impacts déjà perceptibles, afin d’éviter que de nouvelles décisions de densification ne se reproduisent sans anticipation suffisante dans le quartier de Meudon-la-Forêt.
La densification en cours a en effet plusieurs conséquences :
- L’augmentation du nombre d’enfants, qui avait déjà conduit à réduire les locaux dédiés au périscolaire avant même la construction de l’écoquartier ;
- Une hausse notable du trafic local, sans adaptation parallèle de la fréquence des transports en commun ni des espaces carrossables ;
- Et désormais, le déplacement des locaux poubelles du bailleur sur une zone enherbée face au square de la Pépinière, ce qui pose question en termes de qualité paysagère.
Dans ce contexte, et alors que la lutte contre l’artificialisation des sols est désormais une priorité nationale inscrite dans la loi, pouvez-vous nous indiquer :
Quelles garanties pouvez-vous apporter pour éviter que de nouvelles constructions ne viennent encore réduire les espaces naturels, enherbés ou de respiration dans Meudon-la-Forêt ?
La municipalité envisage-t-elle de geler ou limiter toute nouvelle artificialisation dans ce quartier déjà particulièrement dense ?
Je vous remercie.
Question 8 : Déploiement du lierre sur les murs de Meudon
Monsieur le Maire,
Lors du dernier retour de GPSO en conseil municipal, il nous a été indiqué que le lierre ne nuit pas à la qualité des murs sur lesquels il grimpe et qu’il présente même plusieurs bénéfices écologiques.
Partant de ce constat, la municipalité envisage-t-elle de favoriser le déploiement du lierre sur les murs nus de Meudon, notamment dans les secteurs très minéralisés ?
Au-delà de son intérêt esthétique, le lierre contribue en effet à la santé environnementale :
- Amélioration du confort thermique et réduction des îlots de chaleur,
- Amélioration du cadre de vie par la présence de végétation en hauteur,
- Support pour la biodiversité locale,
- Amélioration du bien-être grâce à la visibilité accrue du végétal dans l’espace urbain.
Pouvez-vous nous préciser si un plan ou une expérimentation est prévue en ce sens ?