tribune pour le chloroville de janvier

Tous les quartiers de Meudon sont aujourd’hui affectés par une bétonisation croissante. Sous le mandat du maire actuel, nous avons assisté au lotissement du jardin de la villa Schacher, joyau du Second Empire, à la densification des constructions autour de la folie Huvé, datant du XVIIIᵉ siècle, à la bétonisation du coteau de Brimborion, au comblement de la moitié de la carrière classée d’Arnaudet, ainsi qu’à la vente de la folie Biancourt.

À Meudon-la-Forêt, le maire a rompu avec l’équilibre urbain hérité de l’époque de Fernand Pouillon en poursuivant la densification de l’écoquartier de la Pointe de Trivaux et en transformant les derniers terrains libres en parkings. À Bellevue, il a laissé s’élever des immeubles massifs altérant profondément l’identité du quartier.

Les concertations sont inexistantes ou relèvent d’un simple affichage. Les associations meudonnaises, pourtant reconnues pour leur expertise en matière de patrimoine et d’urbanisme — et comptant parmi leurs membres de grands architectes — ne sont jamais écoutées.

Les mêmes erreurs semblent aujourd’hui se reproduire sur les terrains de l’ONERA. Le maire a en effet refusé de signer le protocole instituant un comité de pilotage du projet, comité qui lui aurait permis de valider ou de refuser la programmation immobilière.

Il est possible de construire de nouveaux logements en respectant l’environnement et le cadre de vie des meudonnais.es. A condition de privilégier l’intérêt général et non l’intérêt financier des promoteurs.

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